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Le nouveau courrier du club Les sommaires et éditoriaux des différents courriers du club : Avril 2006Novembre 2005 Juin 2005 Mars 2005
Avertissement Les documents, articles techniques, édités dans le présent Courrier le sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. Le comité de lecture ne fait que permettre leur parution en fonction de leur intérêt pour la communauté scientifique.
Ont participé à la réalisation de ce numéro du Courrier : Mmes Besland, Dufour, Debord, MM. Boutin, Mayeux, Lahmani.
Sommaire
Editorial Marcel Lahmani - vice-président du Club Nano-MicroTechnologie Les Nanosciences et les Nanotechnologies sont
reconnues au niveau mondial comme un des secteurs de développements stratégiques
essentiels tant au niveau scientifique et qu'au niveau économique.
Les grands pays en ont fait un des postes les plus importants de leurs programmes de Recherche Fondamentale et Appliquée. Les Industriels multiplient les utilisations dans leurs produits pour en améliorer les performances ou pour en créer de nouveaux. Tous les secteurs sont concernés : les communications, l'aéronautique, l'automobile, la défense, les textiles, la santé : diagnostic, traitements, aides, de nouveaux espoirs apparaissent dans le traitement de certains cancers... Les publications dans les revues scientifiques ou de vulgarisation, qui traitent de ces sujets, se multiplient. Le sujet est devenu un thème récurrent concernant le Public et le Monde Politique.... Et le Club dans tout ça ?
Inlassablement, depuis 1989, nous nous sommes appliqués à faire se rencontrer beaucoup d'acteurs - chercheurs, enseignants, professionnels - pour diffuser et échanger quelques-unes des dernières avancées des connaissances et applications des Nano-sciences et Nanotechnologies. Nous espérons continuer. Merci à tous ceux qui nous aident et nous soutiennent efficacement depuis si longtemps.
Bonne et heureuse année à tous !
Appel à cotisations 2007 André Mayeux - trésorier du CLub Nano-MicroTechnologie Lors de l'Assemblée Générale du 7 décembre 2006, il a été décidé à l'unanimité de modifier le montant des cotisations. Celui-ci s'établit dorénavant comme suit - 450 ? pour les personnes morales (Laboratoires et Industries) - 75 ? pour les personnes physiques.
Comme vous le savez cette cotisation est importante pour assurer l'équilibre budgétaire du Club, et est indispensable pour la mise en place des actions et de la promotion des Nano et Micro Technologies.
Nous vous remercions de votre soutien.
Avertissement
Les documents, articles
techniques, édités dans le présent Courrier le sont sous la seule
responsabilité de leurs
auteurs. Le comité de lecture
ne fait que permettre leur parution en fonction de leur intérêt pour la
communauté
scientifique.
Ont participé à la réalisation
de ce numéro du
Courrier :
Mmes Besland, Debord, MM. Boutin, Mayeux, Renard
.
Sommaire
Editorial Stéphane Renard - président du Club Nano-MicroTechnologie Alain Deval nous a
quitté cet été. Je voudrais m'associer à l'ensemble des membres du Bureau
pour exprimer notre tristesse, mais j'aimerais également célébrer son
action bénévole au sein du Bureau, et notamment, pour l'animation de notre
Courrier. Je sais qu'il lui tenait à coeur d'assurer cette tâche difficile
avec détermination et je l'en remercie
vivement.
Notre courrier est
orphelin mais il doit continuer à exister.
Lors de sa dernière
réunion, le Bureau en a longuement débattu. A l'heure du « tout internet
», nous pouvions légitimement nous demander si la forme « papier » du
courrier devait être maintenue. La réflexion sur une publication par
courriel qui pourrait être diffusée plus largement aux non-membres se
poursuit. Elle permettrait notamment d'inclure plus facilement des
illustrations de qualité. Par contre, il nous a semblé important de
maintenir un lien « physique » entre nos adhérents. Ainsi, vous
continuerez à recevoir, dans votre boîte aux lettres, apportée par votre
facteur, l'actualité de notre club avec la vie du bureau, les
manifestations organisées en France, par le club ou par d'autres
collègues, et la vie de nos délégations
régionales.
Nous maintenons
notre objectif d'enrichir ce Courrier d'informations techniques, de
résultats des travaux de recherche et des développements de notre
communauté française, bien que la récolte de ces contributions diverses
soit toujours la source d'un travail ingrat et de relances permanentes.
Par soucis d'efficacité, nous allons proposer aux principaux intervenants,
des journées que nous organisons régulièrement, de nous faire une petite
synthèse didactique de leur contribution, ou encore sur l'actualité de la
vie de leur laboratoire, ou entreprise. Nous pensons ainsi pouvoir
récolter un ensemble d'informations inédites, rendues ainsi accessibles
sous une forme lisible par tous.
II me semble que
l'enjeu est beaucoup plus important qu'il peut y paraître.
J'en veux pour preuve l'actualité, riche en débats, des Nanotechnologies en France. Nous avons pu constater lors
de l'inauguration de Minatec, début juin 2006 à Grenoble, qu'une
partie du grand public est en quête d'information
sur les tenants et aboutissements potentiels des recherches en
nanotechnologies. Cette attente est légitime. Toute zone d'ombre
pressentie - ce qui est souvent inévitable avec des recherches
scientifiques pointues - est potentiellement
exploitée par des militants « antiscience » pour alimenter des peurs
millénaristes auprès des médias.
Il nous faut donc informer et
débattre sans cesse. Certains hommes politiques l'ont bien
compris.
Ainsi, à l'initiative de
Francis GRIGON, Sénateur du Bas-Rhin, et d'André VALLINI, Député de
l'Isère les premières rencontres parlementaires sur les Nanotechnologies
seront organisées, le 28 novembre 2006, à la Maison de ta Chimie à Paris,
sur le thème :
« Développer les
nanotechnologies : quelles perspectives pour l'avenir ? »
A Grenoble, l'Association
Vivagora et le Centre de Culture Scientifique Technique et Industrie
(CCSTI) de Grenoble ont décidé d'organiser des débats publics, de
septembre à décembre 2006, tout les mardi de 18h30 à 21 h00, au restaurant
« La Cour des Miracles » sur le thème :
« NANO-BIOTECHNOLOGIES : pour
quoi faire ? Comment ?
». Enfin, votre Club
Nano-Microtechnologie n'est pas en reste avec l'organisation les 30
novembre et 1er décembre 2006 des Journées « Nanobiotechnologies et
Sciences du vivant » dans l'Amphi Gay Lussac du Ministère de la
Recherche
.
Venez nombreux pour participer à ces manifestations et à leurs débats. Avertissement :
Les documents, articles techniques, édités dans le présent Courrier le sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. le comité de lecture ne fait que permettre leur parution en fonction de leur intérêt pour la communauté scientifique. Ont participé à la réalisation de ce numéro du Courrier : Me Besland. Debord, Dufour, MM. Boutin, Deval, Lahmani. Mayeux, Renard.
Les Nano-Microtechnologies en France:
Déclin ou Renouveau ?
Stéphane Renard ? Président du Club Nano-microtechnologie. La période actuelle est, pour le moins, riche en débats (avenir de nos jeunes qu'ils soient plus ou moins qualifiés; orientation, organisation et financement de notre recherche; évolutions de notre industrie face à la mondialisation; intégration européenne ou nationalisme économique...). Il faut dire que notre environnement semble évoluer rapidement; ce qui peut faire craindre un décrochage. Le doute s'installe et les avis divergent. Etrangement, les débats les plus vifs concernent la situation actuelle : "à la traine" ou " Il dans le peloton de tête" ? La "French Touch" se résume souvent à un autodénigrement collectif et à une dispersion des énergies, qui ne sont pas toujours constructifs. Mon sentiment est que, OUI, nous avons de très bons atouts, mais, NON, nous ne sommes pas les meilleurs pour les transformer en réussite éclatante (classement de Shangaï, prix Nobel, publications de niveau International, start-up devenant des géants mondiaux...). En tout cas, nous avons une marge d'amélioration et de progression importante. J'ai tendance à penser que les Micro&Nanotechnologies n'échappent pas aux problématiques actuelles de notre société. D'un coté, ? ne sont pas les annonces d'initiatives positives qui manquent, cette dernière année : Programme national PNANO de l'ANA et/ou création du R3N Financement du réseau des grandes centrales technologiques de Recherche et création des labels Carnot. Organisation régionale des Clusters "amont" C-NANO Pôle de compétitivité Minalogic et future inauguration de Minatec à Grenoble Organisation de Transdu?rs'O7. couplé à Eurosensors à Lyon. D'un autre, les mesures annoncées tardent à être suivies de résultats concrets : courrier 38 : p.3 Ecart d'un facteur multiplicatif supérieur à trois, entre les aides éligibles par les projets proposés et les crédits disponibles. Multiplication et dispersion des pôles de compétitivité, entraînant un saupoudrage "politique" des financements contrairement à ? qui avait été promis. Multiplication des structures à tous les niveaux. Manque chronique de projets appliqués. avec des participations industrielles concrètes, dans l'appel d'offre PNANO 2005. et critères de sélection essentiellement académiques. Créations de jeunes pousses (ou de nouvelles activités industrielles) en nombre très limité. Comment peut-on s'améliorer collectivement? Pour dégager des voies d'actions efficaces, il nous faut en priorité une appréciation honnête de nos forces et de nos faiblesses et de l'évolution de notre environnement (enjeux sociétaux, marchés, concurrences..). L'information et la con?rtation sont forcément au centre de notre pouvoir collectif de décision, d'orientation et de promotion. C'est dans ce cadre que le Club Nano-Microtechnologie veut situer son action. Vous recevez régulièrement le Courrier du Club Nano-MicroTechnologie. Le souhait le plus cher du Bureau de notre association est que vous puissiez y trouver des informations variées et pertinentes. Nous aimerions enrichir notre publication; diffuser plus d'articles à contenus scientifiques, et informer en temps réel des initiatives qu'elles soient régionales ou nationales (voire européennes et mondiales). Encore plus que par le passé, le Courrier aimerait être le reflet de la vie de la communauté scientifique et technique impliquée dans les micro & nanotechnologies. Une première décision a été prise : sans remettre en cause notre identité française et francophone, nous avons décidé d'accepter des articles techniques rédigés en anglais, pour, éventuellement, éviter des traductions inutiles. Dans le même état d'esprit, nous allons remodeler notre site web, et pensons y faire figurer des informations en anglais. Par ailleurs, nous réfléchissons à une publication par courriel qui pourrait être diffusée largement aux non- membres. En revanche, les différents contenus seront forcément constitués par les contributions de tout un chacun et j'espère nous pourrons avoir des réponses positives aux sollicitations que nous vous ferons parvenir. Plus que jamais, le Club Nano-MicroTechnologie veut informer, instruire et rassembler notre communauté, pour le bien de tous et avec l'effort de chacun. La période de turbulences que nous traversons doit nous pousser à réagir, positivement et dans la durée. Nous devons améliorer l'image de l'innovation française dans notre secteur, au moins à sa juste valeur, en interne et en externe!
Avertissement
Les
documents,articles techniques, édités dans le
présent Courrier le sont sous la seule responsabilité
de leurs auteurs. Le comité de lecture ne fait que permettre leur parution en fonction de leur intérêt pour la communauté scientifique. Ont participé
à la réalisation de ce
numéro
du Courrier: Mes Besland, Debord, MM. Boutin, Deval, Lahmani, Mayeux.
Editorial
Les micro et
nanotechnologie sont de plus en plus souvent associées aux
programmes de recherche publics
et privés. Ce caractère particulier des travaux amonts,
actuellement très porteur, se doit d?être diffusé dans notre tissu industriel
national afin qu?il profite pleinement à ceux qui en sont les
acteurs. Grâce à
la mise en place de Délégations Régionales,le Club
participe à la propagation de cette information . C?est une diffusion de
terrain qui est assurée entre les laboratoires de recherche et
les organismes industriels
que sont les Micro entreprises, les « Start up » les PME,
les PMI ainsi que les grands
groupes.
Des réunions thématiques sont organisées localement à l?initiative de ces Délégations régionales. Elles permettent de développer et structurer les connaissances, et de faire mieux apparaître les affinités entre industriels et chercheurs. Aujourd?hui, grâce au dynamisme des membres du Club, le territoire français est en passe d?être entièrement couvert : Rhône Alpes / Lyon / Saint Etienne, Midi-Pyrénées, Marseille-Provence, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas de Calais, Grand Ouest, Bourgogne / Franche-Comté et bientôt Aquitaine! La liste est ouverte, et tous ceux qui se sentent motivés seront acceuillis et pourront en agrandir la liste. Xavier Boutin Avertissement
Les documents,articles techniques, édités dans le présent Courrier le sont sous la seule responsabilité de leurs auteurs. Le comité de lecture ne fait que permettre leur parution en fonction de leur intérêt pour la communauté scientifique. Ont participé à la réalisation de ? numéro du Courrier : Me Debord, Jaffrezic, MM. Boutin, Deval, Lahmani, Masson, Mayeux, Puech, Vu Thien Binh. Sommaire
Editorial Les
groupes thématiques, mis
en place au sein d?une commission ministérielle ont
été les prémices de
la création du Club Nanotechnologie il y a près de
quatorze ans.
Ceux-ci ont permis un formidable essor du Club lui-même, car,
étant
partie intégrante de la communication, ils permettaient, d?une
part, de
disposer d?un espace de réflexion offert aux participants de ces
réunions de progresser dans la connaissance et la maîtrise
de ce monde
encore embryonnaire par une concertation tournée vers les
développements de cette sciences et de ces applications
technologiques,
et d?autre part, de proposer des actions concertées, comprenant
chercheurs et industriels. Une grande partie de ces actions
concertées
a été bien soutenue par les pouvoirs publics, et
celà a permis de
participer au développement de la Nanotechnologie telle qu?elle
existe
en France aujourd?hui.
Depuis il a été créé: des enseignements spécifiques( Dea, Dess, Écoles doctorales, Spécialisations dans les Écoles d?ingénieurs). au CNRS des Centres et des Pôles de compétences, le tout étant matricé par des réseaux ( RMNT, R3N ...). Il convient maintenant de relancer des centres de réflexion et d?initialisation de nouvelles actions entre Recherche et Industrie (CRI), centres comportant tous les représentants de ces deux entités intéressés par la poursuite de ces actions initiées par les Groupes thématiques, Les journées à venir pouvant être des lieux propices à ces échanges et à la détermination d?objectifs précis. Une action concernant ce sujet sera entreprise, et nous demandons à tous nos adhérents de s?y investir avec détermination. Alain Deval
Ont participé à la
réalisation de
ce numéro du Courrier : Me Debord, MM. Boutin, Deval,
Lahmani, Larsonnier, Masson, Mayeux, Puech, Renard.
Editorial
L'idée,
énoncée au Vè siècle avant J.C. par
Leucippe et son célèbre
disciple Démocrite, que toute substance matérielle est
composée d?un
nombre restreint de particules élémentaires en
interaction, s?est
progressivement imposée au monde scientifique par le
développement des
théories quantiques. Cependant, ce n?est que tout
récemment, que les
chercheurs sont capables de véritablement bâtir sur
commande de
nouvelles structures nanométriques artificielles et d?en
explorer
ensuite leurs propriétés ainsi que leurs incidences sur
la technologie.
Il est probable, maintenant, que les innovations issues de la physique
quantique, fruits de cette nanotechnologie, feront désormais
à jamais
partie de notre conception du développement industriel.
Les scientifiques parlent souvent de la nanotechnologie comme le fer de lance d?une troisième révolution qui va, de façon imminente, ébranler toute la technologie et le monde industriel. La première révolution, initiée par les travaux de Galilée, de Newtüon et de leurs contemporains du XVIIè siècle, a établi les fondements d?une étude systématique de la matière, des interactions et du mouvement selon une méthode que nous qualifions aujourd?hui de scientifique. La deuxième révolution, au tournant du XXè siècle, correspond à l?élaboration de la théorie de la relativité et de la théorie quantique, ainsi qu?à la découverte de la radioactivité. Contrairement aux deux révolutions antérieures, où le développement d?un domaine relativement restreint a conduit à l?explosion de nouvelles idées, il semble que la troisième révolution se développe sur un front plus large, une globalité qui va de l?électronique à la médecine, en passant par les nouveaux matériaux et les réactions chimiques auto-organisées. Bien que la théorie quantique constitue le fondement essentiel de la nanotechnologie, les avancées conceptuelles et pratiques de cette nouvelle technologie relèvent de bien a«utre chose que de la simple application des théories sur les nano-objets. A travers des activités de "recherche-développement", l?application technologique des acquis de la science est devenue non seulement l?équivalent d?une "ressource", exploitable en tant que telle, mais la plus renouvelable des ressources. La capacité à exploiter la nanotechnologie est devenue un des facteurs essentiels de la compétitivité des entreprises. Pluridisciplinaire par essence, elle implique une collaboration étroite et évolutive entre divers champs disciplinaires, qui sont actuellement trop cloisonnés. Cela implique l?émergence de projets communs, menés de concert entre partenaires industriels et académiques et qui doivent engager, à parts égales, chacun leurs expertises. Cette synergie est indispensable pour s?adapter promptement et en permanence aux sujets émergeants, le partenaire académique assurant la compétence et la continuité scientifique de très haut niveau, complément indispensable au savoir faire continûment amélioré des industriels. Pour y parvenir, une recherche en nanotechnologie nécessite non seulement de laisser libre cours à l?imagination des chercheurs, mais elle doit être menée en vue des applications et prétendre à un impact économique tout en répondant à un besoin sociétal. A cet égard, c?est dans le domaine des matériaux que se situent actuellement les réalisations les plus spectaculaires de la nanotechnologie, avec les couches auto-organisées ou les nanocomposés de carbone par exemple. En cette période d?incertitude que traverse la France pour sa recherche, il est essentiel d?identifier les « conditions indispensables » pour que le développement de la nanotechnologie ne se heurte à des points de blocage. Parmi la multâitude d?exigences (crédits, personnels, comités de pilotage, ?.) nous voudrions mettre la lumière sur deux, que nous estimons être fondamentales. Tout d?abord la nécessité d?une locomotive, indispensable à tout changement de paradigme. Les ratés possibles du moteur de cette locomotive sont intrinsèques à notre environnement de la recherche. En particulier, ils peuvent venir de l?éternel tiraillement entre recherche « fondamentale et appliquée » ; du poids trop prépondérant de certains comités de pairs pour l?évaluation de projets, car une gestion bureaucratique et trop démocratique de cette révolution aura tendance à étouffer toute volonté de percée alternative et dissidente plutôt que de l?exalter, science et bureaucratie n?ont jamais fait bon ménage ; et enfin, de l?absence de réelle concertation pour une synergie entre recherche industrielle et académique. Ensuite, la prise en considératiâon de l?impact sociétal engendré par ce changement radical. Ce bouleversement très rapide, s?il est mal expliqué, risque de conduire à un rejet par ceux pour lesquels ce changement est destiné. De plus, cette révolution a un coût financier important que bien des entreprises et même des nations ne peuvent, seules, en assumer. Le développement de la nanotechnologie doit susciter leur participation active afin de ne pas créer, à terme, une dissension insupportable, source de conflits. Quelle que soit l?issue de nos présentes interrogations, on ne peut que déplorer qu?un fossé se soit creusé, à partir du XXè siècle, entre la science et la philosophie. La nanotechnologie sera peut-être le déclencheur pour retrouver une relation plus fusionnelle entre science et technologie avec nos besoins sociétaux. Février 2005.
Vu Thien Binh, Professeur des Universités, Université Claude Bernard Lyon 1. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||