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Unité Mixte de Recherche 5587 CNRS -
UM2
Place Eugène Bataillon - CC69 - 34095 Montpellier Cedex 5 (France) |
Nos recherches concernent principalement la fracturation basse vitesse d'échantillons vitreux présentant des hétérogénéités structurales ou chimiques variables et contrôlées : leurs dimensions caractéristiques se situent dans le domaine nanométrique.
Les études ont lieu sur le banc expérimental récemment mis en place au laboratoire. Ce montage est centré sur un équipement de dernière génération de microscopie à champ proche combiné à une table d'application des contraintes mécaniques, l'ensemble travaillant en atmosphère soigneusement contrôlée ("boîte à gants"). En combinant ainsi microscopie optiqueet Microscopie à Force Atomique (AFM), auquel nous sommes en mesure de suivre en temps réel l'avancée de la tête de fissure pour des vitesses comprises entre 10-3 m/s to 10-12 m/s.
Figure 1.
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Notre objectif principal est de mieux comprendre les mécanismesphysico-chimiquesde rupture aux échelles pertinentes pour les phénomènes concernés, i.e. à l'échelle sub-micrométrique.
Quelques
résultats récents :
Nous avons misen évidence
le rôle joué par les hétérogéneités
sur la courbe donnant la vitesse de propagation de la fissure en fonction
du facteur d'intensité des contraintes.
Nous avons montré - pour la première fois- que le front de
fissure avance par nucléation, croissance et coalescence de cavités
d'endommagement nanométriques. Nos études ont ainsi révélé
l'existence d'un mode de rupture
ductile aux échelles nanométriques dans les matériaux
vitreux.La
mise en évidence d'un mode de fracture ductile dans les verres nous
permet d'invoquer le même
type de scénario pour expliquer les rugosités des surfaces
de fracture que dans les matériaux métalliques
Figure 2.
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Séquence
d'images AFM topographiques successives montrant la propagation de la fissure
à la surface de l'échantillon amorphe. Le front de fissure
se propage de gauche à droite (x-direction) à une vitesse
moyenne v de l'ordre de 10-11 m/s.
(a):
mise en évidence de cavités nanométriques devant la
tête de fissure. (b): croissance des cavités. (c): La fracture
avance par coalescence de ces nano-cavités.
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Des
phénomènes d'instabilité dans la propagation "rectiligne"
et à basse vitesse d'un front de fissure ont été mis
en évidence dans le cas d'un système mécanique fonctionnant
à charge constante.
Figure 3.
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Collaborations
: groupe Fracture du Service de Physique et Chimiedes
Surfaces et des Interfaces (SPCSI)
du CEA, Saclay : S. Prades, E. Bouchaud, C. Guillot.